CANICULE ET MEDICAMENTS PSYCHOTROPES
La canicule qui s'étend actuellement sur le France doit conduire les personnes âgées ou fragilisées à se protéger des risques de déshydratation et de "coup de chaleur".
En plus des conseils rappelés pour l'ensemble de la population (hydratation constante, repos à l'ombre et dans des lieux raffraichis, etc.), les personnes prenant des traitements psychotropes doivent faire l'objet d'une surveillance médicale plus attentive. Certains médicaments risquent en effet d'aggraver les conséquences biologiques de la chaleur.
C'est surtout le cas des neuroleptiques ou "antipsychotiques" (Zyprexa, Risperdal, Solian, Largactil, Haldol, etc.). Les personnes qui prennent ces traitements ne doivent bien sûr pas les arrêter par elles-mêmes ni en modifier les doses. Elles doivent en revanche consulter un médecin si elles ne l'ont pas fait depuis plusieurs semaines, et le faire en urgence si elles se sentent faibles, ont des vertiges, des sueurs et surtout de la fièvre. Elles doivent également éviter de s'exposer directement au soleil car certains neuroleptiques favorisent l'apparition de "coups de soleil".
L'autre type de médicament psychotrope qui peut poser des problèmes liés à la chaleur est le lithium (Téralithe ou Neurolitium), qui peut augmenter la déshydratation. Les patients qui en prennent doivent également consulter leur médecin plus fréquemment en cas de chaleur, boire beaucoup d'eau et rajouter éventuellement plus de sel dans leur alimentation que d'habitude.
Les antidépresseurs et les anxiolytiques posent moins de problèmes, mais les personnes âgées et affaiblies peuvent être plus sensibles à des effets de somnolence et donc réagir avec retardement à des signes physiques de défaillance. SI vous avez des proches qui prennent ces médicaments, parlez-en avec eux pour les aider à boire et à se raffraichir et les inciter à consulter si c'est nécessaire.
Dans tous les cas cependant, il ne faut pas arrêter seul un traitement prescrit par un médecin, et donc demander un avis, éventuellement par téléphone, pour savoir quoi faire. Il s'agit de précautions importantes mais qui ne doivent pas cependant augmenter l'angoisse de toutes les personnes qui suivent ces traitements car, dans la très grande majorité des cas, tout se passe bien !