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Bienvenue

Ce blog est un lieu d'information sur les problèmes d'anxiété, de dépression et toutes autres difficultés psychologiques et les traitements existant pour ces troubles. Avec une volonté d'optimisme et de dédramatisation, dans l'optique de la psychiatrie positive.

Il ne s'agit en aucun cas de donner des conseils médicaux personnels.

Les informations données ici sont les plus objectives possibles, mais reflètent forcément les points de vue de l'auteur.

   Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des commentaires ou des questions.

L'auteur

Antoine PELISSOLO, psychiatre

8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 08:35

Letoile 04 B 3 09 B 3

            Pas spécialement attiré par les polémiques d’un autre âge, je me permets cependant une petite incursion détendue, de week-end… 

            Préparant un prochain débat sur les peurs des araignées au Museum d’histoire naturelle de Paris à l’occasion d’une exposition très intéressante sur cette charmante petite bête, j’ai exploré un peu ce qu’en disaient mes confrères. Et j’ai découvert, amusé et un peu stupéfait (pour rappel, nous sommes en 2011), les propos d’un célèbre psychanalyste actuel dans le dernier numéro de Psychologies Magazine. Je tairai son nom, n’étant pas adepte de la délation…

            « Cet animal cristallise symboliquement l’angoisse devant le féminin. Ses pattes évoqueraient le souvenir archaïque de la chevelure maternelle ; son abdomen le visage ; et la bête entière renvoie à une femme cannibale menaçant de le manger de baisers. La toile, inconsciemment associée à l’hymen, susciterait la crainte de le déchirer ou d’être pris dedans. Installée en son centre, l’araignée évoque la vulve, l’inconnu noir, avec ce que peut avoir d’effrayant, dans l’imaginaire, le sexe dévorant qui retient sa proie. Mais la vraie panique, c’est lorsqu’elle sort de sa toile. Devenue insaisissable, elle nous ramène à une vieille angoisse de castration enfouie dans l’inconscient. Quand les enfants découvrent la différence des sexes, ils s’imaginent que le phallus est amovible, chez les filles comme chez les garçons. Ainsi, le petit Hans était-il apeuré par le fantasme d’un pénis « dévissable avec des tenailles ». Un scénario suffisamment terrifiant pour engendrer une phobie de cet animal. D’autant que si l’araignée symbolise la mère, impossible de la tuer ».

            Bigre, je vais en parler à la mère de Spiderman.

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Publié par MediKpsy - dans Psycho
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commentaires

Psychosomatix 23/10/2011 00:57



Les développements freudiens ont une certaine part de ludique... :D


Les théories scientifiques à propos de la caractérisation des phobies de prédateurs m'intéressent. Communiquerez-vous une synthèse sur le sujet ?


À bientôt



swisslife 19/10/2011 08:15



c'est super ce partage



swisslife 19/10/2011 08:11



c'est super ce partage



swisslife 19/10/2011 08:07



c'est super ce partage