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Bienvenue

Ce blog est un lieu d'information sur les problèmes d'anxiété, de dépression et toutes autres difficultés psychologiques et les traitements existant pour ces troubles. Avec une volonté d'optimisme et de dédramatisation, dans l'optique de la psychiatrie positive.

Il ne s'agit en aucun cas de donner des conseils médicaux personnels.

Les informations données ici sont les plus objectives possibles, mais reflètent forcément les points de vue de l'auteur.

   Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des commentaires ou des questions.

L'auteur

Antoine PELISSOLO, psychiatre

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:23

 

attachement.jpg   L'ocytocine est une hormone célèbre et plutôt sympathique : à la naissance, elle favorise "l'attachement" du bébé à sa mère, et réciproquement. Mais on sait maintenant qu'elle joue d'autres rôles durant toute la vie des êtres humains. Par exemple, elle est sécrétée après un orgasme, et favorise donc le lien amoureux entre deux partenaires. Par ailleurs, de nombreuses études ont montré qu'elle augmentait la confiance en autrui et la capacité à aller vers l'autre et à coopérer.

    La schizophrénie est un trouble psychotique grave et complexe, marqué entre autre par une méfiance envers les autres (avec parfois de réelles idées délirantes de persécution) et par un repli sur soi pouvant aller jusqu'à un isolement social majeur. Des chercheurs ont donc proposé qu'il pouvait exister un lien entre les symptômes de la schizophrénie et une insuffisance d'ocytocine chez certains patients. Effectivement, cette corrélation a été retrouvée dans une étude récente, uniquement chez la femme pour l'instant. L'idée est donc venue d'essayer d'apporter un supplément d'ocytocine aux patients souffrant de schizophrénie. Ceci a été fait également récemment, avec des résultats plutôt encourageants. Bien sûr il s'agit de travaux préliminaires : l'amélioration obtenue n'est que partielle et les patients continuaient à être traités par des neuroleptiques par ailleurs. Mais cette piste parait intéressante, et pourrait déboucher à terme sur de nouvelles modalités de traitement dans la schizophrénie, au moins pour certains patients bien identifiés comme de bon candidats à cette thérapeutique. Celle-ci a l'avantage de reposer sur une substance déjà naturellement présente dans l'organisme, ce qui peut limiter les problèmes d'effets secondaires et de toxicité, même si ce point doit aussi être vérifié.

   A noter que des travaux un peu similaires ont été menés récemment dans d'autres pathologies impliquant un trouble de la communication, comme l'autisme et les phobies sociales, avec des résultats également prometteurs.

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Publié par MediKpsy - dans Psycho
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