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Bienvenue

Ce blog est un lieu d'information sur les problèmes d'anxiété, de dépression et toutes autres difficultés psychologiques et les traitements existant pour ces troubles. Avec une volonté d'optimisme et de dédramatisation, dans l'optique de la psychiatrie positive.

Il ne s'agit en aucun cas de donner des conseils médicaux personnels.

Les informations données ici sont les plus objectives possibles, mais reflètent forcément les points de vue de l'auteur.

   Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des commentaires ou des questions.

L'auteur

Antoine PELISSOLO, psychiatre

12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 22:37

                                                                 montagne-zen-copie-1.jpg

            Curieux résultat d’une étude américaine publiée en janvier : l’altitude favoriserait le suicide !

 

De précédentes analyses avaient indiqué que la fréquence des suicides était plus grande dans les régions montagneuses aux Etats-Unis, mais plusieurs explications avaient été avancées : moins de populations dans ces régions (donc plus d’isolement et de souffrance psychologique), et plus d’armes à feu en circulation (donc un risque plus élevé de geste fatal).

 

            Les auteurs de cette nouvelle étude ont voulu vérifier ces hypothèses en prenant en compte la densité de population et d’armes à feu dans leurs analyses. Et là, surprise, les taux de suicide ne sont pas liés à ces paramètres, mais restent fortement dépendants de l’altitude.

 

            Il y aurait donc un effet direct de l’altitude sur le mal-être et même sur le risque de suicide ? Les chercheurs proposent une nouvelle explication, de nature biologique : un effet délétère, sur le cerveau, du manque d’oxygène dans les hauteurs. Chez les personnes déprimées, cette hypoxie (relative) provoquerait un stress neuronal qui diminuerait les capacités de résistance aux pulsions suicidaires.

 

            Ce résultat montre les limites d’études uniquement « transversales » (une seule photographie à un moment donné) : deux phénomènes peuvent être associés statistiquement mais rien ne prouve vraiment qu’il existe un lien de cause à effet de l’un à l’autre. L’hypothèse du « stress biologique des hauteurs » est intéressante, mais on peut en imaginer beaucoup d’autres : les personnes fragiles vont plus facilement s’isoler dans les régions montagneuses, des facteurs génétiques de prédisposition à la dépression peuvent exister (par hasard) dans certaines régions, le rôle de l’alimentation peut être envisagé, etc.

 

            En tout cas, alertez les astronautes !

 

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Publié par AP - dans Psycho
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