Pour un bon usage des médicaments contre l'anxiété et la dépression :
- toujours sur prescription medicale,
- en étant informé et rassuré sur les effets à en attendre,
- et surtout en se sentant impliqué et actif dans une démarche de soin pour aller mieux : se prendre en charge, changements d'hygiène de vie, ouverture aux autres, psychothérapie, etc.Avant ou après une consultation chez un médecin généraliste ou un psychiatre, beaucoup de patients s’interrogent sur les médicaments psychotropes et surtout sur les effets à en attendre. Peurs excessives, craintes de la stigmatisation, ou à l’inverse confiance aveugle, ces attitudes liées à la méconnaissance entravent le bon déroulement des traitements. Certaines questions sont difficiles à poser aux médecins, et ceux-ci ont rarement le temps d’y répondre dans le détail.
Ce guide est destiné en priorité aux personnes souffrant d’anxiété, de dépression ou d’insomnie, et à leurs proches. Il propose un accompagnement pas à pas des différents types de traitement, de la première consultation à l’arrêt du médicament. Il répond à toutes les questions sur les prises du traitement, les délais d’action, les effets secondaires, les risques de dépendance, etc. Il se place toujours dans la situation de prescriptions médicales encadrées, respectant les règles de bonne pratique et de surveillance, à l’inverse de l’auto-médication. Le but est avant tout de donner le sentiment au lecteur de comprendre le sens de son traitement pour éviter toute erreur et lui redonner un rôle actif dans sa guérison. C’est ainsi que des méthodes d’actions non-médicamenteuses sont proposées à chaque étape pour amplifier et consolider les effets thérapeutiques : techniques de gestion du stress, éléments de thérapies comportementales et cognitives, relaxation, etc.
Au total, ce guide aide à se soigner en confiance et sans risque, lorsque les médicaments sont rendus indispensables par l’intensité des troubles. Le lecteur y trouvera les moyens de rendre le traitement le plus efficace et le plus sûr possible pour, finalement, ne pas avoir à les prendre plus longtemps ou plus souvent que nécessaire.
Par le Docteur Antoine PELISSOLO : psychiatre, praticien hospitalier à la Pitié-Salpétrière, chercheur au CNRS, enseignant à l’Université Paris 6, membre de l’Association Française de Thérapies Comportementales et Cognitives, et expert auprès de l’agence française du médicament.